L'HISTOIRE DU PROJET

L’idée de développer un parc régional visant à protéger et à mettre en valeur le bassin versant de la rivière Saint-Jacques n’est pas née d’hier : elle avait été suggérée dès 1992. Cependant, il faudra attendre 10 ans pour que tous les acteurs s’assoient à une même table et décident d’aller de l’avant. Depuis ce temps, de grands progrès ont été réalisés. Ils vous sont présentés ici.  

1992 - l'idee est lancee 

Le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche du Québec est le premier à proposer la création d’un parc régional le long de la rivière Saint-Jacques. À cette époque, Transports Québec accepte même de rehausser le pont de l’autoroute 30 pour permettre aux piétons et aux vélos de passer dessous si le parc était créé. Malheureusement, le projet est abandonné, faute de volonté.

1997 - un projet prioritaire du comite zip ville-marie 

Dans le cadre du Plan Saint-Laurent 2000, 14 Comités Zone d’Intervention Prioritaire (ZIP) ont été créés le long du fleuve Saint-Laurent. Leur mandat est de favoriser une gestion intégrée, participative et durable du fleuve Saint-Laurent et des ressources qui y sont associées. Lors de sa création, le Comité ZIP Ville-Marie tient une consultation publique pour identifier les enjeux existants sur son territoire. La protection de la rivière Saint-Jacques est identifiée comme un projet prioritaire.

2002 - la creation d'une table de concertation 

L’année 2002 est une année charnière : elle marque l'initiation par le Comité ZIP Ville-Marie d’une table de concertation entre les principaux intervenants impliqués dans le futur du parc (MDDEP, MRNF, Ville de Longueuil, Ville de Brossard, Ville de La Prairie, MRC de Roussillon). Elle marque aussi l’entrée du projet dans le schéma d’aménagement révisé de la MRC de Roussillon.

2002 a 2004 - le developpement des concepts et des connaissances 

La création d’un parc, où plusieurs propriétaires sont impliqués, n’est pas une mince affaire. On doit partager de nombreuses informations, s’entendre sur de nombreux points et discuter amplement des positions et des limites de tous et chacun. De 2002 à 2004, les intervenants assis autour de la table s'entendent sur les limites du futur parc et font le point sur les connaissances relatives au territoire. .

La délimitation du futur parc occupe la table de concertation dès ses débuts. Rapidement, tous les intervenants s’entendent sur une superficie finale de plus de 1500 ha. Ils décident aussi de développer le territoire progressivement en trois phases. Depuis ce temps, la table se concentre sur la phase 1 du projet, c’est à dire sur le territoire situé entre le boulevard Taschereau et l’autoroute 30. L’objectif final, qui est d’inclure les boisés de La Prairie (phase 2) et de Brossard (phase 3), n’est cependant pas oublié. Le futur de ces boisés est discuté à plusieurs reprises et des progrès face à leur protection sont réalisés. Entre autre, la CMM les identifie comme des boisés d’importance écologique et des ententes de conservation entres le gouvernement provincial, la CMM et la ville de La Prairie sont signées. Malgré tout, quelques coupes illégales sont faites dans les deux boisés.

Par ailleurs, cette période est caractérisée par la production de nombreux documents d’information à propos de la rivière Saint-Jacques. Tout d’abord, une étude faisant l’inventaire des aspects naturels et humains est produite par la Chaire d’études sur les écosystèmes urbains de l’UQAM, en collaboration avec le Comité ZIP Ville-Marie. Elle fournit les informations nécessaires pour évaluer les problématiques et le potentiel existants. Ensuite, un programme d’éducation et d’interprétation relative à l’environnement est conçu par une étudiante à la maîtrise en science de l’environnement. Finalement, le service de la faune du Québec (FAPAQ) présente un document de base sur les aménagements fauniques qu’elle envisage pour le parc ainsi qu’un aperçu d’un plan d’aménagement possible. Toutes ces études mettent en évidence la valeur écologique, humaine, éducative et récréative du territoire du parc régional. Elles permettent aussi d’amorcer l’étape suivante : le développement et l’adoption d’un plan directeur.

Une étape de longue haleine est aussi entamée à cette époque: le transfert des terres appartenant à Transports Canada et à Transports Québec (MTQ) à la Société Immobilière du Canada (SIC) et au minitère des Ressources Naturelles et de la Faune (MRNF) respectivement. En 2005, le transfert des terres du MTQ au MRNF est en grande partie complété.

2002 a 2007 - adoption d'un plan directeur 

En 2004, il est décidé d'ancrer le projet dans un document officiel. Un groupe de travail est créé ayant pour mandat le développement d'un plan directeur qui puisse encadrer la réalisation du parc régional. Des fonds provenant du Programme Interactions Communautaires, de la Ville de La Prairie et du MRNF permettent de compléter, en 2006, le "Plan directeur d'aménagement et de mise en valeur de la rivière Saint-Jacques".

Le Plan directeur propose un concept d’aménagement global et des aménagements spécifiques pour la faune ainsi que pour les activités récréo-touristiques et d’éducation. De plus, il présente un cadre de gestion, un plan de mise en œuvre, et un estimé des coûts. Le plan est adopté par tous les intervenants au cours de l'année 2007.

2008 - mise en oeuvre 

L’adoption du plan directeur signale l’entrée du projet dans une nouvelle phase : celle de la mise en œuvre. Une des premières étapes sera la constitution légale du parc dans les années à venir. L'aménagement récréatif du territoire, ainsi que le développement de plans de conservation et d'éducation pourront être fait en parallèle pour accélérer la création du parc régional et la protection de ce milieu naturel exceptionel.

Le succès de la mise en œuvre du Plan directeur et du parc régional de la rivière Saint-Jacques sera tributaire de la capacité des intervenants concernés à se mobiliser et à développer les partenariats requis. Le défis est considérable, mais déjà des investissements majeurs sont annoncés :  en juin 2008, un investissement global de 450 000 $ est annoncé par les villes de Brossard et La Prairie, le ministère des Affaires municipales (MAMR) et la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) dans le cadre du Fonds Bleue administré par cette dernière. Ces subventions permettront la mise en place des premiers aménagements récréatifs. Une contribution financière globale de 430 000 $, sur trois ans, est également annoncée, en juillet 2008, par le MRNF réservée à la mise en valeur du patrimoine écologique de la rivière Saint-Jacques.


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